L’hypnose chez l’enfant

Publié en 2008

Dr Jean-François Marquet
Psychiatre Rennes
Ex-Président de l’IMHERB (Institut Milton Erickson Rennes Bretagne)
Présenté au congrès « hypnose en anesthésie » Vannes 8 Avril 2000

Quelques repères évolutifs

Avant 3 ans

1 ère année :

  • 1er trimestre : premiers sourires intentionnels avec réponse au sourire de la mère (1er organisateur de Spitz)
  • 8ème mois : angoisse de l’étranger (2ème organisateur de Spitz)
  • de 8 A 12 mois : fait « au revoir », « bravo » et « coucou »

1 an :

  • Début du non(3ème organisateur de Spitz)
  • Début de la communication sémantique

18 mois :

  • Intérêt pour le contrôle sphinctérien

2 ans :

  • Se désigne lui-même à la troisième personne
  • Jeux symboliques (poupée, légo, petites voitures)

2 ans et demi :

  • Acquisition du Je et du Moi
  • Jeu de téléphone
  • Ritualisation des couchers

Avant 3 ans, les angoisses de séprartion sont massives et peuvent tout envahir : protestation active et bruyante, désespoir et retrait, détachement (Bowlby).

De 3 à 6 ans

3 ans :

  • Acquisition du futur
  • Plaisir aux déguisements
  • Reconnaissance de la différence des sexes

4 ans :

  • Acquisition de avant/après
  • Acquisition du conditionnel
  • Début des jeux à règles

5 ans :

  • Acquisition de gauche/droite
  • Raconte des histoires, de dessins animer et joue à tuer

De 6 ans à la puberté (phase de latence)

6 ans :

  • Entrée à l’école primaire
  • Période œdipienne selon Freud
  • Peur des loups et des sorcières
  • Fait semblant d’être un autre (animal ou personnage)

7 ans :

  • Joue seul (poupée Barbie ou guerre)

8 à 11 ans :

  • Jeux de société et TV
  • Socialisation importante

11 ans :

  • Entrée au collège
  • “Avant 11 ans, toute intervention est une intrusion qui peut éveiller l’angoisse d’être mutilé, même si l’intervention est mineure » P. Mazet

Adolescence :

  • Puberté
  • Sexualité génitalisée
  • Préoccupations corporelles
  • Préoccupations ésotériques et mystiques
  • Intellectualisation et ascétisme
  • Recherche identitaire
  • Deuil des objets infantiles
  • Angoisse de mort

Après 11 ans, l’angoisse est plus centrée sur la nudité et sur la perte de contrôle lors de l’anesthesie que sur l’intervention elle même.

« L’enfant construit de façon plus ou moins élaborée une interprétation de sa maladie, comme pour donner un sens à cet ensemble insensé et destructeur, et ceci, le plus souvent en termes de faute-culpabilité et punition ». G.Raimbault.

“Chaque maladie, même brève est “longue” au sentiment de l’enfant…” A.Freud.

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