Pourquoi venir au congrès « Dépressions ? » : témoignages
Aujourd’hui, tous les professionnels de santé, quelle que soit leur spécialité, sont concernés les problématiques des dépressions. Participer à ce congrès, c’est s’ouvrir à la multi-disciplinarité pour mieux diagnostiquer les dépressions, mieux les comprendre et proposer des stratégies efficaces à nos patients.
Vous êtes :
- rhumatologue,
- sophrologue,
- kinésithérapeute,
- urgentiste,
- psychothérapeute,
- psychologue,
- médecin généraliste,
- sage-femme,
- infirmière,
- anesthésiste.
Laure Chapuis, rhumatologue
Je viens de voir Mme A., 35 ans, atteinte d’une polyarthrite rhumatoïde depuis 2 ans, et qui n’accepte visiblement pas sa maladie. Hier c’était M. T., lombalgique chronique….et dépressif.
En tant que rhumatologue, ma formation initiale m’a appris à soigner les maux du corps.
Avec l’expérience, on se rend vite compte qu’il n’est pas possible de morceler l’être humain, « l’organique » d’un coté et le « psychique » de l’autre. L’ouverture que m’a procurée ma formation en hypnose ericksonnienne me permet maintenant de mieux prendre en charge les douloureux chroniques dans la globalité de leur souffrance.
La dépression est-elle la cause ou la conséquence de cette douleur ? Sans doute un peu les deux. J’attends de ce congrès une ouverture sur de nouvelles idées et conceptions, sur une mutualisation des expériences et surtout sur des alternatives aux trop faciles médicaments.
Gwenaëlle Le Texier Morvan, sophrologue
Dans mon exercice de sophrologue, je suis amenée à rencontrer et accompagner des personnes souffrant de dépression. L’orientation donnée à ce travail repose sur les « retrouvailles » entre le corps et le mental, au cœur des émotions ; travailler avec le ressenti, son expression verbale ou non afin de contribuer à récréer une unité perdue. Cette approche complétée, depuis quelques années, par l’hypnose ericksonienne tend à favoriser l’ouverture à un autre regard sur soi, sa place dans la vie privée, la société ,etc. Un tel congrès envisageant d’ ouvrir sur les « Dépressions » et la pluri-pluridisciplinarité orchestrée autour d’elles, entre en résonance avec le mouvement donnée à l’accompagnement sophrologique.
Créer une ouverture à ma pratique, l’enrichir du regard de l’autre et de la dynamique qu’il porte, me permettra d’affiner ma propre pratique et de délimiter mes limites de compétence.
Christine Vervaeke, kinésithérapeute
Mr S. arrive pour sa première séance de kiné. Il souffre de lombalgie chronique depuis 2 ans et pourtant, aucun des nombreux examens passés ne montre une cause organique. Il m’apprend qu’il prend des antidépresseurs suite à une « grosse » dépression, il y a 2 ans. Aussi, je m’interroge sur mon rôle pour ce patient. Ai-je les bons outils dans ma trousse de kiné ? Ma formation d’hypnose ericksonienne et mon expérience professionnelle m’ont appris à considérer le patient en tant que tel et à ne pas dissocier le corps et l’esprit. Je voudrais approfondir cette démarche, aussi je tiens beaucoup à assister à ce congrès sur les dépressions.
En effet, en tant que kiné, j’espère trouver d’autres outils efficaces pour mes patients qui sont souvent dans une souffrance physique et morale.




